Il est question ici des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). L'exemple le plus courant est l'ibuprofène (advil, motrin, volteran, etc).

Les AINS sont très efficaces pour diminuer la douleur après une blessure ou après une activité très intense[1]. Vous savez, cette sensation de se découvrir de nouveaux muscles après une période d'inactivité... les douleurs post-entraînement, souvent nommées raquage, sont en effet normalement bien contrôlées, suite à un effort intense, par la prise d'AINS.

Jusqu'ici tout semble parfait. Cependant, le fait d'utiliser des AINS avant de faire un activité physique intense dans le but de prévenir le raquage ne fonctionne pas, même que cela peut augmenter l'inflammation plutôt que de la diminuer[2].

De plus, l'utilisation des AINS est associée à une augmentation des risques cardiovasculaires et gastro-intestinaux[3]. Et, le plus important, l'utilisation prolongée des AINS nuit au processus de guérison des structures osseuses[4], ligamentaires[5], et musculaires[6]. Par ailleurs, l'utilisation quotidenne ou très fréquente dans le but de prévenir le raquage peut mener au même problème qu'une utilisation prolongée. Évidemment, ce type de consommation est très néfaste.

Ceci est tout à fait normal lorsque l'on considère que l'inflammation fait partie du processus normal de guérison. AInsi, le but est de contôler de processus inflammatoire et non de le bloquer complètement. Donc, après une blessure, il est adéquat d'utiliser des AINS si la douleur est intense et/ou l'inflamation est hors de contrôle.

Toutefois, s'il persiste une problématique importante après 7-10 jours, il est préférable de cesser l'utilisation des AINS et consulter un professionnel de la santé. 


References