Nouveaux membres
- McGregor
- rodi43
- yanlab
- Véro
- pht3k
Utilisateurs en ligne
Il y a actuellement 0 utilisateurs et 2 invités en ligne.
Févr. 13
13 février 2008 - 7:50pm — pht3k
Certaines céphalées comptent parmi les affections du système nerveux
les plus répandues. Ces pathologies touchent quantité de personnes et,
dans de nombreux cas, de façon permanente. La International Headache
Society (IHS) a établi une classification[2] détaillée d’un large
éventail de céphalées (tableau I). Les plus répandues - céphalée de
tension, céphalées cervicogéniques, migraine, algie vasculaire de la
face et céphalée chronique quotidienne - sont responsables d’une
incapacité importante. L’ampleur des céphalées reste sous-évaluée et
ces pathologies sont encore insuffisamment reconnues et soignées dans
le monde.
Tableau I. Classification internationale des céphalées (non exhaustif)
Primitives
1. Migraine, y compris:
Secondaires
5 Céphalée attribuée à un traumatisme céphalique et/ou cervical, y compris:
11 Céphalée ou algie faciale attribuée à une pathologie du crâne, du cou, des yeux, des oreilles, du nez, des sinus, des dents, de la bouche ou d’autres structures faciales ou crâniennes, y compris:
Névralgies et autres céphalées
13 Névralgies crâniennes, algie faciale centrale ou primitive et autres céphalées, y compris:
Le concept de la céphalée cervicogénique a été avancé pour la première fois en 1983 par Sjaastad[3], qui en a défini les critères en 1990. Cette entité correspond à une céphalée unilatérale, ne changeant pas de côté, à point de départ cervical, irradiant vers la région oculofrontotemporale où elle est volontiers plus intense, évoluant par épisodes, sans salves, ou par fluctuations sur un fond continu, d’intensité modérée, non pulsatile. Aucune anomalie radiologique spécifique n’a été identifiée. Les céphalées cervicogéniques (11.2.1) ont bien été décrites par l'International Headache Society (IHS). Les critères de classification sont les suivants:
Critères majeurs
1 Symptômes et signes d’une implication cervicale:
3 Douleur du bras d’origine radiculaire.
4 Confirmation par bloc anesthésique
5 Douleur crânienne unilatérale, sans changement de côté.
Caractéristiques de la douleur crânienne
1 Douleur modérée à sévère, non lancinante, non pulsatile, démarrant habituellement de la région cervicale
2 Épisodes de durée variable
3 Douleur fluctuante sur fond continu
Autres éléments de moindre importance
1 Nausée
2 Photophobie et phonophobie
3 Instabilité (troubles d'équilibre)
4 Trouble visuel homolatéral
5 Difficulté à déglutir
6 Oedème homolatéral, le plus souvent périorbitaire
Les critères majeurs sont indispensables pour porter le diagnostique selon l'IHS. Cependant, même si ces critères semblent claires, le thérapeute va souvent avoir de la difficulté à les appliquer en clinique. Plusieurs études décrivent trois raisons principales:
Ainsi, il y a des raisons de croire que les critères de l'IHS sont inadéquats, et que la région cervicale joue un rôle probablement plus grand que la plupart des études vont lui attribuer. Bogduk[4] semble être en accord avec cette affirmation.
Tableau I. Classification internationale des céphalées (non exhaustif)
Primitives
1. Migraine, y compris:
1.1 Migraine sans aura
1.2 Migraine avec aura
2 Céphalée de tension, y compris:
1.2 Migraine avec aura
2.1 Céphalée de tension épisodique peu fréquente
2.2 Céphalée de tension épisodique fréquente
3 Algie vasculaire de la face et autres céphalalgies autonomes du trijumeau, y compris:2.2 Céphalée de tension épisodique fréquente
3.1 Algie vasculaire de la face
4 Autres céphalées primitives
Secondaires
5 Céphalée attribuée à un traumatisme céphalique et/ou cervical, y compris:
5.2 Céphalée chronique post-traumatique
6 Céphalée attribuée à une atteinte vasculaire crânienne ou cervicale, y compris:
6.2.2 Céphalée attribuée à une hémorragie sous-arachnoïdienne
6.4.1 Céphalée attribuée à une artérite gigantocellulaire
7 Céphalée attribuée à une atteinte intracrânienne non vasculaire, y compris:6.4.1 Céphalée attribuée à une artérite gigantocellulaire
7.1.1 Céphalée attribuée à une hypertension intracrânienne idiopathique
7.4 Céphalée attribuée à une tumeur intracrânienne
8 Céphalée attribuée à une substance ou au sevrage, y compris:
7.4 Céphalée attribuée à une tumeur intracrânienne
8.1.3 Céphalée due au monoxyde de carbone
8.1.4 Céphalée due à l’alcool
8.2 Céphalée par surconsommation de médicaments
8.1.4 Céphalée due à l’alcool
8.2 Céphalée par surconsommation de médicaments
8.2.1 Céphalée par surconsommation d’ergotamine
8.2.2 Céphalée par surconsommation de triptans
8.2.3 Céphalée par surconsommation d’analgésiques
9 Céphalée attribuée à une infection, y compris:
8.2.2 Céphalée par surconsommation de triptans
8.2.3 Céphalée par surconsommation d’analgésiques
9.1 Céphalée attribuée à une infection intracrânienne
10 Céphalée attribuée à un déséquilibre de l’homéostasie
11 Céphalée ou algie faciale attribuée à une pathologie du crâne, du cou, des yeux, des oreilles, du nez, des sinus, des dents, de la bouche ou d’autres structures faciales ou crâniennes, y compris:
11.2.1 Céphalée d’origine cervicale
11.3.1 Céphalée attribuée à un glaucome aigu
12 Céphalée attribuée à un trouble psychiatrique
11.3.1 Céphalée attribuée à un glaucome aigu
Névralgies et autres céphalées
13 Névralgies crâniennes, algie faciale centrale ou primitive et autres céphalées, y compris:
13.1 Névralgie du trijumeau
14 Autres céphalées, névralgies crâniennes, algie faciale centrale ou primitive
Le concept de la céphalée cervicogénique a été avancé pour la première fois en 1983 par Sjaastad[3], qui en a défini les critères en 1990. Cette entité correspond à une céphalée unilatérale, ne changeant pas de côté, à point de départ cervical, irradiant vers la région oculofrontotemporale où elle est volontiers plus intense, évoluant par épisodes, sans salves, ou par fluctuations sur un fond continu, d’intensité modérée, non pulsatile. Aucune anomalie radiologique spécifique n’a été identifiée. Les céphalées cervicogéniques (11.2.1) ont bien été décrites par l'International Headache Society (IHS). Les critères de classification sont les suivants:
Critères majeurs
1 Symptômes et signes d’une implication cervicale:
1.1 Apparition d’une douleur crânienne, similaire à celle apparaissant habituellement lors de:
2 Douleur homolatérale du rachis cervical, épaule ou bras d’origine non radiculaire ou, occasionnellement
1.1.1 Mouvement du rachis cervical et/ou maintien d’une position incommode,
et/ou:
1.1.2 Pression externe du rachis cervical supérieure ou de la région occipitale du côté symptomatique.
1.2 Limitation de mobilité du rachis cervical
et/ou:
1.1.2 Pression externe du rachis cervical supérieure ou de la région occipitale du côté symptomatique.
3 Douleur du bras d’origine radiculaire.
4 Confirmation par bloc anesthésique
5 Douleur crânienne unilatérale, sans changement de côté.
Caractéristiques de la douleur crânienne
1 Douleur modérée à sévère, non lancinante, non pulsatile, démarrant habituellement de la région cervicale
2 Épisodes de durée variable
3 Douleur fluctuante sur fond continu
Autres éléments de moindre importance
1 Nausée
2 Photophobie et phonophobie
3 Instabilité (troubles d'équilibre)
4 Trouble visuel homolatéral
5 Difficulté à déglutir
6 Oedème homolatéral, le plus souvent périorbitaire
Les critères majeurs sont indispensables pour porter le diagnostique selon l'IHS. Cependant, même si ces critères semblent claires, le thérapeute va souvent avoir de la difficulté à les appliquer en clinique. Plusieurs études décrivent trois raisons principales:
- Il y a beaucoup de redondances des symptômes entre les différentes catégories de céphalées. Par ailleurs, Sjaajjtad a écrit que jusqu'à 50% de ces patients avec céphalées cervicogéniques présentent des symptômes tels que nausée, vomissements, photophobie, et 27% décrivent une douleur pulsatile.
- Au cours de l'histoire de leur céphalée, les patients vont souvent décrire un changement des symptômes avec les années.
- Plusieurs patients présentent plus d'un type de céphalées.
Ainsi, il y a des raisons de croire que les critères de l'IHS sont inadéquats, et que la région cervicale joue un rôle probablement plus grand que la plupart des études vont lui attribuer. Bogduk[4] semble être en accord avec cette affirmation.
Billets récents
Bibliographie
- Coracoid impingement syndrome: a literature review.
- Long Head of the Biceps Tendon Pain: Differential Diagnosis and Treatment
- Predicting Short-Term Response to Thrust and Nonthrust Manipulation and Exercise in Patients Post Inversion Ankle Sprain
- Plagiocéphalie postérieure d'origine positionnelle: un mal de société ?
- Head, Neck, and Eye Movements That Modulate Tinnitus
Commentaires
Poster un nouveau commentaire